Overview
Évry-Courcouronnes est une ville nouvelle construite dans les années 70, sous la direction de l’architecte urbaniste Michel Mottez. L’idée était de désengorger Paris en construisant des « petites capitales » à haut niveau de services : universités, théâtres, grands magasins, avec la promesse d’une vie plus moderne, confortable et pratique. Avec l’essor de la voiture, la séparation des flux piétons/véhicules s’impose et conduit à imaginer des superpositions d’espaces, dont le centre-ville d’Évry-Courcouronnes est emblématique : en bas les voitures, en haut les piétons, reliés par un réseau de dalles, passerelles et escaliers, garants de sécurité et de commodité.
50 ans après, cette utopie de ville tridimensionnelle montre ses limites et la municipalité a décidé de repenser le centre-ville à travers un grand projet d’urbanisme qui sera livré dans les prochaines années.
Pour préfigurer ce projet et améliorer le centre-ville d’ici là, la Ville et Grand Paris Sud ont missionné le Studio 5•5 pour un projet d’urbanisme transitoire.
De ce projet sont nés trois dispositifs : une gamme de mobilier urbain, un dispositif d’exposition dans l’espace public et une nouvelle signalétique piétonne.
L’urbanisme transitoire est un urbanisme du temps court, avec une logique d’économie de moyens. Mais il peut aussi contribuer durablement à l’identité de la ville. Nous nous sommes donc interrogés sur ce qui constitue son ADN.
Si l’architecture de la ville nouvelle a révélé certains défauts, elle reste un trait de caractère fort et fait partie de son identité, avec 16 édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle.
Dans les années 90, les jeunes d’Évry se sont réapproprié l’urbanisme sur dalles (passerelles, escaliers, mobilier) et ont fait d’Évry le berceau d’une discipline créative : l’Art du Déplacement (ADD). Popularisée par les Yamakasi, elle consiste en des déplacements acrobatiques dans l’environnement urbain.
Le nouveau mobilier du cours Blaise Pascal s’inspire de cette philosophie. Si les Évry-Courcouronnais ont détourné l’architecture bétonnée pour créer l’Art du Déplacement, nous avons, en tant que designers, détourné les éléments de la rue (bordures, blocs) pour concevoir une gamme de canapés et fauteuils urbains inspirés des sofas domestiques.
Dans le prolongement de cette idée d’habiter l’espace public, nous avons créé le Parcours du Cours : un dispositif d’exposition en plein air composé de trois cimaises, accueillant un cycle d’expositions temporaires. La première présente le travail de Mark Honoré, photographe de l’Art du Déplacement.
Le troisième volet concerne la signalétique. La ville tridimensionnelle, avec ses multiples niveaux, rend l’orientation complexe pour les visiteurs. Nous avons donc conçu un système très visuel pour les piétons, où les bâtiments sont représentés et pas seulement nommés, facilitant la compréhension pour un public cosmopolite.
Les marquages au sol reprennent le calepinage de la rue et forment des fresques fonctionnelles : une manière de répondre à des problèmes concrets tout en participant à l’identité de la ville.
Le projet d’Évry-Courcouronnes s’inscrit dans la continuité de la démarche du studio, qui défend un design citoyen et démocratique à travers l’aménagement de l’espace public. Une manière pour 5•5 de promouvoir un design accessible à tous, au quotidien.
Identité
Évry-Courcouronnes est une ville nouvelle construite dans les années 70. Avec l’essor de la voiture, la séparation des flux piétons/véhicules s’impose et conduit à imaginer des superpositions d’espaces, dont le centre-ville d’Évry-Courcouronnes est emblématique : en bas les voitures, en haut les piétons, reliés par un réseau de dalles, passerelles et escaliers, garants de sécurité et de commodité.
Ces circulations séparées ont rendu l'orientation complexe pour les usagers et la signalétique s'est révélée être un volet important du projet. Même si l’urbanisme transitoire est un urbanisme du temps court, notre volonté a été de contribuer durablement à l’identité de la ville. Nous nous sommes donc interrogés sur ce qui constitue son ADN.
Si l’architecture de la ville nouvelle a révélé certains défauts, elle reste un trait de caractère fort et fait partie de son identité, avec 16 édifices labellisés Patrimoine du XXe siècle. La nouvelle identité met en avant l'architecture de la ville à travers une bibliothèque d'illustration architecturale.
Nous avons donc conçu un système très visuel pour les piétons, où les bâtiments sont représentés et pas seulement nommés, facilitant la compréhension pour un public cosmopolite. Les marquages au sol reprennent le calepinage de la rue et forment des fresques fonctionnelles : une manière de répondre à des problèmes concrets tout en participant à l’identité de la ville.
Espace
Le second volet du projet d'urbanisme transitoire porte sur un dispositif d'exposition dans l'espace public.
Dans le prolongement de cette idée d’habiter l’espace public, nous avons créé le Parcours du Cours : trois cimaises urbaines destinées à accueillir un cycle d’expositions temporaires. La première présente le travail de Mark Honoré, photographe de l’Art du Déplacement.
Produit
Détourner la ville :
Le 3ème volet du projet d'urbanisme tactique porte sur un nouveau mobilier urbain inspiré de l'Art Du Déplacement et la culture de la rue .
Dans les années 90, les jeunes d’Évry se sont réappropriés l’urbanisme sur dalles (passerelles, escaliers, mobilier) et ont fait d’Évry le berceau d’une discipline créative : l’Art du Déplacement (ADD).
Popularisée par les Yamakasi, elle consiste en des déplacements acrobatiques dans l’environnement urbain.
Le nouveau mobilier du cours Blaise Pascal s’inspire de cette philosophie. Si les Évry-Courcouronnais ont détourné l’architecture bétonnée pour créer l’Art du Déplacement, nous avons, en tant que designers, détourné les éléments de la rue (bordures, blocs) pour concevoir une gamme de canapés et fauteuils urbains inspirés des sofas domestiques.